Les similitudes et les différences entre le français et l’anglais

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les différences entre le français et l'anglais
Les similitudes et les différences entre le français et l’anglais

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Les différences entre le français et l’anglais

Les différences entre le français et l’anglais, c’est tout d’abord les différences géographiques.

white cliffs of dover in england
Photo by Bernd Feurich on Pexels.com

Moins de 35 kilomètres de Manche écartent le Pas-de-Calais de la ville britannique de Douvres : c’est aussi tout ce qui sépare les régions francophones des anglophones. Proximité oblige, la langue de Molière et celle de Shakespeare partagent plusieurs points communs… mais se distinguent aussi par leurs nombreuses différences.

Concrètement, quelles sont les principales similarités et, a contrario, différences entre le français et l’anglais ? Histoire, alphabet, grammaire, syntaxe, vocabulaire ou encore prononciation : inventaire non-exhaustif !

La ressemblance entre le français et l’anglais

Vous pensiez l’anglais diamétralement opposé au français ? Détrompez-vous : les deux langues – respectivement les première et cinquième les plus parlées sur la planète – ont plus d’un point commun ! Dans leur histoire, tout d’abord, mais également dans leur alphabet, dans les termes qu’ils emploient pour désigner des éléments identiques, ou encore dans l’ordre où les mots s’articulent dans les phrases.

💡 Ces analogies sont précieuses puisqu’elles peuvent vous aider dans votre apprentissage de l’anglais. Les assimiler, c’est comprendre les schémas que vous pouvez reproduire pour passer instinctivement du français vers l’anglais, et vous faciliter ainsi la vie !

Dans l’Histoire

En linguistique (la science qui a pour objet l’étude du langage et des langues), l’anglais et le français appartiennent ni plus ni moins à la même famille : les langues indo-européennes. Ce large clan, répandu à la fois en Europe, en Asie mineure et centrale ainsi, à partir du XVIe siècle, qu’au Nouveau Monde, est divisé en grandes sous-catégories incluant :

  • les langues germaniques
  • les langues romanes

L’anglais appartient à cette première sous-catégorie, tandis que le français s’inscrit dans la seconde. Côté vocabulaire, le vieil anglais (ou anglo-saxon) inclut principalement un fonds germanique, mais il est influencé par le latin du fait de contacts antérieurs avec les Romains de la part des tribus venues envahir l’actuelle Grande-Bretagne. En 1066, après la bataille de Hastings, Guillaume Ier, duc de Normandie, conquiert l’Angleterre, où le français sera longtemps la langue du pouvoir et laissera des traces, encore visibles dans l’anglais moderne !

Dans l’alphabet

Celles et ceux qui se sont frotté(e)s à l’apprentissage du russe, du grec, de l’arabe ou encore de l’hébreu ne le savent que trop bien : l’assimilation de certaines langues nécessite de s’approprier un tout nouvel alphabet. Même dans certaines langues pratiquées dans les pays frontaliers de la France, certains caractères viennent semer le trouble dans l’esprit des apprenants français : ici, on pense à l’eszett de l’allemand ou ß…

Heureusement, l’alphabet anglais, c’est-à-dire les lettres qu’on utilise pour écrire en anglais, est exactement le même que l’alphabet français. Il comprend 26 lettres de l’alphabet latin – que, j’en suis sûre, je n’ai pas besoin d’énumérer ici !

Dans la grammaire

Du fait de leur héritage indo-européen commun, les langues anglaise et française partagent certains points communs grammaticaux, ne serait-ce que dans la nature même des briques qui la construisent. En effet, on retrouve dans les deux langues :

  • des noms (cow 👉 vache)
  • des verbes (to run 👉 courir)
  • des adjectifs (heavy 👉 lourd)
  • des adverbes (quietly 👉 calmement)
  • etc.

En français comme en anglais, on construit de nombreux termes en ajoutant des préfixes ou des suffixes à des racines. Exemples :

  • inacceptable 👉 inacceptable
  • unpleasant 👉 désagréable
  • adventurous 👉 aventureux
  • sugarless 👉 sans sucre

La grammaire anglaise se rapproche aussi de la française dans la formation des pluriels : dans les deux cas, l’ajout de la lettre S est un réflexe. Exemple :

  • one bike 👉 un vélo
  • two bikes 👉 deux vélos

Enfin, les deux langues partagent un goût prononcé pour les exceptions, particulièrement en matière de conjugaison ! Même si les verbes irréguliers anglais constituent une source de sueurs froides pour les apprenants français, la langue de Molière n’est pas en reste en la matière. « Aller », « dire », « faire », « pouvoir », « savoir », « valoir » ou encore « vouloir » sont autant de verbes français dont la conjugaison ne s’embarrasse pas des règles communément admises

Dans la syntaxe

La syntaxe désigne la partie de la grammaire qui décrit les règles par lesquelles les unités linguistiques se combinent en phrases. Autrement dit, la syntaxe est tout simplement l’ordre des mots dans une phrase. Or, force est de constater que la structure des phrases anglaises est sensiblement la même que celle des phrases françaises.

Un premier exemple ? Dans les deux langues, toute phrase doit commencer par une lettre majuscule et s’achever par un point (ou un autre signe voisin : un point d’exclamation, un point d’interrogation, ou encore des points de suspension). En outre, la structure de base « sujet + verbe + complément » fonctionne dans les deux langues et dans le même ordre. Exemple :

Paul sings his favourite song. 👉  Paul chante sa chanson préférée.

Notons également que les deux langues imposent d’inverser le sujet et le verbe pour passer du mode affirmatif au mode interrogatif. Exemple :

  • You are hungry. 👉  Tu as faim.
  • Are you hungry? 👉  As-tu faim ?

Dans le vocabulaire

Selon la linguiste Henriette Walter, les mots d’origine française représentent plus des deux tiers du vocabulaire anglais ! Prenez le mot proud. Cet adjectif anglais, qui signifier « fier », ne semble pas cultiver de lien apparent avec le français… et pourtant. Apparu au XIIe siècle, ce terme vient du vieux français « prud » qui, plus tard, donnera « preux » dans la langue de Molière ; on le retrouve dans l’expression de « preux chevalier », par exemple.

Aujourd’hui, certains mots sont purement et simplement les mêmes (ou quasi, à un accent ou une lettre près) dans les deux langues. Exemples :

  • festival 👉 festival
  • frequent 👉 fréquent
  • generation 👉 génération
  • illegal 👉 illégal
  • mental 👉 mental
  • sincere 👉 sincère
  • transaction 👉 transaction
  • universe 👉 univers
  • urgent 👉 urgent
  • zero 👉 zéro

Sans partager la même orthographe au caractère près, d’autres pairs illustrent bien l’influence qu’a exercée le français sur l’anglais. Vous risquez de trouver bien familiers les mots suivants :

  • destroy 👉 détruire
  • horror 👉 horreur
  • june 👉 juin
  • liberty 👉 liberté
  • music 👉 musique
  • nervous 👉 nerveux
  • possess 👉 posséder
  • reason 👉 raison
  • study 👉 étudier

Les différences entre langue anglaise et langue française

Toute médaille a son revers. Si les langues de Victor Hugo et de Charles Dickens ont des traits communs, elles ont aussi et surtout des points de divergence. Par exemple, on n’accentue pas à l’écrit certaines lettres comme on le fait en français, on ne traduit pas nécessairement un temps composé en français par un temps composé en anglais et, bien sûr, on utilise l’accent tonique lorsqu’on parle anglais, à l’inverse du français !

Victor Hugo

⚠️  Vous témoignez d’un niveau d’anglais débutant (A1 ou A2) ? Il est capital de bien considérer d’entrée de jeu ces différences pour éviter les pièges qui y sont liés : les traductions littérales et vides de sens, les confusions lexicales… et autres travers !

Dans l’alphabet

Plus haut, j’écrivais que l’alphabet anglais et l’alphabet français étaient en tous points semblables. C’est vrai… si l’on exclue les signes diacritiques ! Un signe diacritique, ou un diacritique tout court, désigne un signe accompagnant une lettre pour en modifier le sens ou la prononciation. En français, il s’agit donc :

  • des accents : l’accent aigu, l’accent grave, et l’accent circonflexe
  • du tréma
  • de la cédille

Contrairement au français, où ces signes diacritiques sont légion, l’anglais n’en utilise pas – sauf pour certains mots d’origine étrangère. Voici quelques exemples de mots employés en anglais et issus :

  • du français : fiancé (utilisation de l’accent aigu), crêpe (utilisation de l’accent circonflexe), façade (utilisation de la cédille)
  • de l’allemand : doppel-gänger (utilisation du tréma)
  • de l’espagnol : piñata (utilisation du tilde)

Dans la grammaire

C’est l’une des premières choses que l’on apprend lorsqu’on commence l’anglais : contrairement aux noms français (ou allemands, espagnols, italiens…), la grande majorité des noms anglais n’a pas de genre grammatical. Par exemple, « stylo » est un nom masculin en français, mais pen, en anglais, est un nom neutre. Il existe toutefois quelques exceptions où le nom porte bel et bien la marque du genre. Ainsi, on utilisera he pour, par exemple :

  • a man 👉 un homme
  • a policeman 👉 un policier

À l’inverse, on emploiera she pour :

  • a woman 👉 une femme
  • a policewoman 👉 une policière

L’emploi des temps composés varie, lui aussi, d’une langue à une autre. Le francophone peu averti aura tendance à traduire le present perfect par un passé composé, tant la structure des deux temps est semblable (un auxiliaire associé à un participe passé). Pourtant, ce temps anglais peut aussi se traduire par le présent de l’indicatif, voire le futur antérieur ! Observez :

  • Rebecca has known Lewis for eight years. 👉 Rebecca connaît Lewis depuis huit ans.
  • After my brother has finished cooking dinner, he will join the party. 👉 Une fois que mon frère aura fini de préparer le dîner, il se joindra à la fête.

Dans la syntaxe

En anglais, on qualifie d’abord et on nomme ensuite ! Concrètement, l’anglais place le ou les adjectif(s) avant le nom, tandis que le français réalise bien plus volontiers l’inverse. Regardez :

John loves Mexican food. 👉 John adore la nourriture mexicaine.

En outre, la langue de Molière utilise bien plus de prépositions que celle de Shakespeare. En français, les « de », « à » et autres servent à relier les différents éléments d’une même expression, ce qui n’est pas le cas en anglais. Exemples :

  • baseball bat 👉 batte de baseball
  • knitting needles 👉 aiguilles à tricoter

Enfin, la langue anglaise nécessite forcément l’insertion d’auxiliaires modaux dans des phrases interrogatives ou négatives ; en français, la simple inversion du sujet et du verbe ou l’ajout des adverbes « ne » et « pas » suffisent. Exemples :

  • Do you have any questions? 👉 Avez-vous des questions ?
  • I don’t understand what you mean. 👉 Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

Dans le vocabulaire

J’ai évoqué plus haut les mots identiques ou très proches liant les deux langues… mais d’autres pairs sont, à l’inverse, beaucoup plus fourbes : ce sont les célèbres faux-amis ! En linguistique, un faux-ami désigne un mot d’une langue qui ressemble fortement au mot d’une autre langue, mais qui a un sens différent. Exemples :

  • library 👉 bibliothèque mais librairie 👉 bookshop
  • to resume 👉 reprendre une activité arrêtée mais résumer 👉 to sum up
  • camera 👉 appareil photo mais caméra 👉 video-camera
  • actually 👉 vraiment mais actuellement 👉 now

Dans la prononciation

Pour l’oreille inhabituée, la prononciation anglaise semble être à la française ce que le jour est à la nuit : un parfait contraire… Et pour cause : certains sons, diphtongues et triphtongues de la langue de Shakespeare n’existent pas dans celle de Molière. C’est le cas :

  • du TH de this ou mother
  • du TH de thick ou bath
  • du H de hair ou hide
  • du R de river ou roaring
  • du NG de ring ou strong

Concept fondamental pour qui veut prétendre à un bon anglais oral, l’accent tonique est lui aussi source de bien des maux pour les apprenants francophones. Ce tonic stress désigne le fait d’insister sur une syllabe ou un autre élément d’un mot en augmentant la durée du son ou sa force. Chaque mot en anglais avec plus d’une syllabe en aura une qui s’accentue, contrairement à la langue française !

Un exemple ? Le mot français « banane » se prononcera de manière monotone, tandis que son équivalent anglais, banana, se prononcera en insistant sur le na du milieu : banana. Vous vous demandiez pourquoi les Britanniques adoptent systématiquement une voix neutre pour singer les Français ? Vous avez la réponse !

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Lara Tabatabai
Lara Tabatabai

Bonjour à tous, je suis professeur de français et d'anglais 👩‍🎓 🇬🇧. 🇫🇷 avec 20 ans d'expérience et un Master en éducation, je donne des cours d'anglais et de français, ainsi que des formations professionnelles éligibles au CPF en ligne et depuis mon centre de langues dans la belle région des Sables d'Olonne, France. J'ai étudié, travaillé et ai vécu 14 années à Londres et je suis d'origine belge 🇧🇪 J'adore mon métier 👩‍🏫. J'ai trois enfants, un mari 🇬🇧, un Jack Russel 🦮 et deux chats 🐈.. Je suis aussi végétarienne 🍅

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